Le rapatriement, enfin!!

Ok Stand by !

37 jours pour Drew

6 jours pour Karl

C’est terminé, demain nous rentrons au bercail.


Vous l’avez sûrement vu, les difficultés qui ensemencent le pays sont de plus en plus ardues. Les déplacements ne sont pas possibles et encore aujourd’hui, de puissantes manifestations partout en province ont fait des victimes.

Nous avons eu une rencontre de travail ce matin. À tour de rôle, nous avons nommé nos défis au quotidien et la façon que nos mandats peuvent être menés à distance; qu’il soit en Haïti chérie ou au Québec. J’étais le seul des trois à lever la main pour être rapatrié. Ma boss, une perle, a bien compris les enjeux que le pays me faisait vivre et elle était en mesure de voir que mon mandat de conseiller pédagogique ne pouvait pas se déployer à bon escient. Être rapatrié, c’est une fin de contrat. Donc, mon engagement envers le projet aura été de 37 jours.

À mon sens, je n’aurais pas dû partir car le pays était déjà dans tous ses états à mon arrivée. Mais bon, ce fut une expérience difficile, parfois pénible mais surtout enrichissante. Je ne le vois pas comme un échec mais plutôt comme l’instrument qui m’a permis de connaître mes limites.

Karl me disait tantôt : parle moi des bons côtés et de tes moments le fun, ceux qui sont les plus forts dans ton expérience… Les plus beaux moments sont ceux passés avec les enseignants!! Je suis passionné par mon travail et je crois que ma boss l’a bien compris.. Elle m’a offert autre chose mais pour l’instant c’est embryonnaire! Promis, je vous en reparlerai très bientôt.. Qui sait, peut-être l’Afrique sera sur notre Check list! (Clin d’œil, clin d’œil) J

Et la suite maintenant?

J’avais acheté beaucoup de nourriture et d’effets pour l’appartement. La plupart du matériel et de la bouffe sera donné à notre chauffeur : un homme généreux et bon. Karl l’a beaucoup aimé et pour ma part, il m’a très bien servi.

Nous partons demain de Port-au-Prince vers 13 h 30 jusqu’à Miami et ensuite de Miami à Montréal. Nous aurons environ 3 h d’escale et je vais en profiter pour manger quelque chose de bonnnnnn dannns yeullleeee !! Parce que même si la bouffe ici est délicieuse, je n’ai pratiquement pas mangé au resto ni vécu pleinement l’expérience des Caraïbes! Même chose pour Karl, j’aurais aimé qu’on visite, qu’on papote près de la mer… mais bon!

Nous avons pris comme décision de vendre quelques articles que nous n’utilisons plus ou pas. Car nous partirons pour les prochains mois à la découverte d’autres pays. Nous n’avons pas encore placé nos pions, mais on vise l’Asie, et particulièrement le Vietnam. Le départ devrait être en novembre mais j’attends de voir la suite des engagements possibles avec ma boss..

La page sera plus active que jamais!

Nous pourrions retrouver nos vies d’avant. Nous pourrions nous dire que c’était une grosse erreur de venir ici, à la Perle des Antilles. Et si la perle nous avait simplement donné envie de nous dépasser?

Résumons cette semaine atypique à la perle des Antilles

Résumons notre petite semaine tranquille à la perle des Antilles. (Et nous ne sommes que jeudi) #hourra

  • Séisme de 4.6 sur l’échelle de Richter au sud des Cayes. (Mon deuxième lieu de travail)
  • Renforcement de la frontière de la République-Dominicaine par les dominicains. Moins de passages, moins d’exportations, moins d’économies.
  • Petit incendie à l’aéroport Toussaint L’ouverture. Rien de bien méchant enh!
  • Une annonce du président à 2 h du matin, quand tout le monde dort. Annonce qui voulait pas dire grand-chose, à part mettre le monde en colère (ou en tbk, c’est selon).
  • Tentatives d’enlèvements d’enfants. (J’ai rien à dire sur ça, aucune alerte Amber ici)
  • Tentatives d’incendies dans des écoles élémentaires de Jacmel et déversement d’écréments dans plusieurs écoles pour empêcher les élèves d’y aller et paralyser tout le système. Ça marche, tout le monde est à la maison en attendant les services de nettoyage et de désinfection.
  • Demain, ce vendredi 27 septembre, Twitter et les autres réseaux sociaux parlent de LA MANIFESTATION. J’ai de l’eau, du kraft dîner, du chef boyardee, des cookies et du rhum. Je suis bon pour la fin de semaine sans sortir.
  • Une petite sortie de quelques heures cette semaine pour aller au bureau et à l’épicerie.

Je pratique la méditation et j’ai commencé à parler avec les cadres dans l’appartement. Il est temps que Karl arrive. 6 dodos. Enfin!

L’essence et les information qui circulent sur les zinternets …!

C’est évident qu’il y a un problème d’essence au pays. On ne va pas se le cacher, les subventions pétrolières liées au pays ont été abolit depuis juillet 2018 (ce qui a engendré des répercussions jusqu’en févier 2019) ensuite, le pays reçoit les barils de pétrole au compte-goutte et tente bien que mal de faire la livraison à partir de Port-au-Prince jusqu’aux régions plus éloignées.

C’est une roue qui tourne dans les petites roches et c’est bien complexe cette histoire.

Les chauffeurs de camion-citerne demandent la protection de la police pour éviter de se faire tirer dessus et j’ai beau être faible en physique et chimie, on sait tous qu’une balle dans une citerne donne le coup d’envoie à une solide explosion de saveur!

** Petite prise de conscience**

Tout le monde ici utilise des motos-taxis. Ils se déplacent dans la ville grâce à eux. Remplir un camion de type VUS prends combien de gallon d’essence vous pensez, si je le compare à une moto-taxi?

Des blancs (et il y en a beaucoup) se promènent dans de gros VUS. (Ils ont trouvé de l’essence par je-ne-sais-quel-miracle) pendant qu’eux, les motos-taxis, attente à côté de la station-service, durant des heures et des heures pour espérer remplir leurs motos pour travailler. Y’a quelque chose de normal dans la frustration du peuple.

Donc, il faut comprendre que si tu ne peux pas travailler, tu ne bois pas d’eau et il fait 40 degrés pour tout le monde, tu ne peux pas manger ni ramener de la nourriture à ta famille. Les plus téméraires font des actes illégaux et les moins nantis sont spectateurs d’une réalité qui nous passe dessus comme un dix roues. Donc, oui ils font des barrages avec des pneus en feu, oui ils brisent des voitures, oui ils manifestent. Je pense que je ferais la même chose. Et vous?

La carte de crédit refusée ! OH MY GOD!!

Sirop que le matin commence rough!

La carte de crédit qui ne passe pas au terminal de l’hôtel man.

mortDeHonte #mêmePasDeMaFaute

Un merveilleux total de 2100$ US pour 2 semaines à l’hôtel. Je viens pour passer ma carte no1 et celle-ci ne fonctionne pas, sur l’appareil : DÉCLINE. (TBK!!! Qu’esssé ça encore) Je continue de faire ce que je sais faire de mieux : sourire et attendre.

  • Monsieur, ça n’a pas fonctionné.
  • On essai à nouveau. Prise 2 :: FAIL!
    Tout en me mangeant l’intérieur des joues.
  • Qu’est-ce que je dois faire? Téléphoner à la carte de crédit?
  • Oui Monsieur, vous devez les appeler.

Évidemment, le service via mon cellulaire ne fonctionne pas : le numéro que vous tentez de joindre n’est pas accessible depuis votre position. W T F !?? … L’anxiété augmente, j’ai chaud. Je pense à ma carte débit! Au diable les frais, j’ai trop honte, mais 2100$ US avec ma bébé limite de transaction par jour, c’est clair que ça ne va pas le faire! Plan B, ma deuxième carte de crédit, WHY NOT! Elle est prévue pour les situations urgentes. On me confirme à l’oreille que c’est urgent. GO!

J’en passe une partie dessus.

C’est bizarre, elle fonctionne celle-là! …

Je finis par utiliser mon VPN (voir un autre article) j’ouvre Fongo (application de téléphonie super efficace) et je téléphone la carte de crédit avec le numéro Canadien via Fongo. Tien tien! Via l’application, ça fonctionne! C’est à ce moment que je me félicite d’avoir de l’intérêt pour la techno.

Je suis reparti avec mon petit bonheur vers ma chambre en tentant de trouver une solution. Je n’irai pas faire la vaisselle parce que ma carte de crédit se comporte comme une têtue lààà!!!!!!!

20 minutes passent.

En ligne avec la carte de crédit, mais monsieur, aucune transaction refusée.

  • What? .. heu… hein?!?!?!
  • Peut-être le marchand n’insère-t-il pas la carte complètement. Vous êtes au cellulaire?
  • Oui Madame… Allez à la réception, je reste en ligne avec vous, nous allons voir à ce que vous puissiez régler votre chambre d’hôtel.
  • Oh! Super! Merci là! (On est loin du service de bouette de l’autre fois, enfin, passons)
    Entre-temps, changement de shift! L’homme qui m’a servi quitte et c’est la très gentille Myriam qui est à la réception. Nous nous étions déjà parlé plusieurs fois.
  • Étrange, attendez voir. (On refait l’opération en entier) ça arrive avec certaines cartes de crédit, nous ne savons pas pourquoi.

Elle appelle ailleurs, sûrement un autre service de l‘hôtel. Donne mes informations de carte de crédit et hop, je reçois une notification sur mon cell ; votre transaction de beaucoup-trop-Cher vient d’être acceptée!

  • Mais, Myriam, j’étais si anxieux là! Je suis tout trempe, et ce n’est même pas à cause de la température! (À 8 h le matin, il fait juste 33 degrés à l’ombre là, on a le temps que la température monte)
  • Elle a souri. Je ne comprends pas qu’il n’est pas fait ça (parlant de son collègue)
  • Je ne sais pas mais amen c’est fait, c’est régler.
  • Avez-vous fait un bon voyage ? À quelle heure votre vol?
  • Oh! Je ne repars pas au Québec, j’ai trouvé un appartement dans Delmas 65 (ici les quartiers sont nommés par les grandes intersections)
  • HA BON! Super alors! On espère vous revoir au Montana.
  • Je reviendrai (en me disant que Karl aimerait probablement voir cet endroit paradisiaque au milieu de tout le reste).

Je la quitte. Je retrouve ma chambre et j’ouvre l’air clim. Je change de t-shirt, je m’allonge sur le lit et je me dis que je ne peux pas garder tout ça pour moi …. Sirop de poteau clair! C’est trop pour moi, c’est trop pour moi, en tapant sur le lit.

Au feu, au feu!!!

Déjà deux jours dans l’appartement et je ne suis même pas sorti.


De 16 h 30 dimanche à lundi 21 h je n’ai pas eu d’électricité. Pas de ventilateur, pas d’air clim, euh-rien. Il faisait 43, pour faire changement, le ciel chargé d’humidité et une belle odeur d’ordure qui traîne depuis 2-3 dizaines de jours-là, tsé, ça sentait le 18ième siècles.
J’étais sur la terrasse tout bonnement. Un moment donné, je sens une odeur, vraiment très forte, de plastique brûlé. Ça me ramène toute suite à quand j’étais petit et que j’essayais de voir ce que ça faisait de brûler tel objet et tel cochonnerie. Tsé, on fait toute ça lààà! Mais là, c’est comme si toute la maternelle s’était donné le mot et s’était mise à brûler du stock, tout le monde ensemble, à fond la caisse, illimité.
Le buzz. Juste le buzz. Le buzz de fou!
Donc, les émanations montent, jusqu’à ma belle petite terrasse, cute, hippie, jetset, tendance, whatever avait perdu sa belle monture que j’aimais tant. C’était l’apocalypse, selon frère André et j’en étais l’unique témoin. L’unique, car pour tous les joueurs, c’était normal!
Pris de panique, je texte à ma mère, mon immeuble est en feu, je capote!!! Elle de rien comprendre, moi de rien comprendre, pas d’électricité, il fait noir, pas de lumière dans l’appartement, une table en vitre dans le salon ()#$()Q(@@)(, et moi qui court de la terrasse jusqu’au couloir pour aller trouver de l’aide!

  • Monsieur! (Plus jeune moi là, calotte à l’envers, chilleux) et oui, pas le temps de mettre des shorts, bobette et camisole, pas de classe, je m’en fou, c’est urgent!!!
  • Oué K passé ? (Super pénard, pas de stress, je les envie pour ce côté-là, que je n’ai pas)
  • Hu .. ben.. Venez avec moi! Je pense qu’on brûle !!! (Il me regarde, what the fk un blanc qui me dit de venir avec lui chez eux, dans un appart tout noir, en bobette?) … j’y repense et c’est sûrement ça qui lui ai passé par la tête… sirop!!
  • Il arrive à la fenêtre et il me dit; ha ben ils font juste brulé des Fatras, c’est pas grave, ca va passer, c’est normal, on fait ca ici.. On brûle les fatras quand y’en a trop.
  • Les fatras? ..Des vidanges là???
  • Oui oui, des vidanges, des fatras..

Ha .. ben.. L’enfer est-là.

Fac, j’ai tout fermé, enfermé dans l’humidité, pas d’air, 200 degrés sans niaiser là.. Je ne répondais pu de moi-même.
De retour dans le salon, j’entends le gars, se foutre de ma gueule avec ses amis là… mais se foutre de ma gueule d’une force…!

Je suis patient, mettons, médium-saignant. Mais là, j’en avais plein le sac de billes!
Pis, il se met à pleuvoir. Malgré les portes fermées, vous savez l’isolement, ce n’est pas la première qualité des bâtiments ici.
L’humidité chargé en déchets volatile se ramassent un peu partout sur la terrasse, et tout ce que ça sent, c’est le plastique brûlé, carbonisé.
Donc, comme les logements ne sont pas chose simple à trouver ici. Nous avons décidé de nous acheter des masques de type N95 avec filtres changeables… on n’est pas aux bouts de nos peines avec ce climat et la pollution de ce genre-là.
Fac, ce matin, en jasant avec le concierge, il me disait dans son français imparfait qu’il était bien désolé mais que le peuple n’a pas le choix de brûler les déchets car personne ne les ramasse.
Ça n’excuse rien. On aurait pu me le dire. Mais ça explique.
Vous auriez fait quoi à ma place? Bref…
À demain là, pour de nouvelles aventures les plus savoureuses les unes que les autres… soupir…

Lotus Water Puppet Theater

Un incontournable spectacle de marionnettes à Hanoï

La scène où se déroule le spectacle de marionnettes est incroyablement bien réussie.
  • Coût: 100 000 VND par personne (environ 5,63$ CAD)
  • Tous les jours 16:00, 17:15 et 18:30 sauf vendredi et dimanche 17:15 et 18:30 seulement
  • Situé à proximité du lac Ho Hoan Kiem au centre du vieux quartier
  • Durée de 50 minutes
  • http://bongsenwaterpuppet.com/

Pourquoi y aller

  • Bien que certains pourraient s’ennuyer, il s’agit d’un incontournable dans la découverte de la culture vietnamienne
  • Décors fabuleux
  • Jeu de marionnettes impeccable
  • Musique, chants et costumes traditionnels
  • Scène des canards avec les comédiens
  • Sièges attribués
Les dragons qui crachent le feu

Faits saillants

Soyons honnêtes, ce n’est pas tout le monde qui pourra apprécier ce spectacle durant la totalité des 50 minutes. Il faut mentionner que bien que ce soit 100% en vietnamien, la salle bondée est constituée principalement de touristes qui ne comprennent rien à ce qui se dit. Cependant, ouvrez votre esprit aux mystères cachés derrière les légendes. On sent les émotions transmises par les marionnettes et on se laisse emporter par les chants. Tout est fabriqué à la main et ce sont majoritairement des femmes qui dirigent les marionnettes. Mis à part l’intervention de deux comédiens durant une scène en particulier, le spectacle est un peu redondant mais mérite qu’on y investisse 5$ ainsi que 50 minutes de son temps pour s’ouvrir à la culture du pays qu’on veut découvrir.

Les cygnes se font la cour au rythme de la musique traditionnelle
Un comédien avec ses canards

Quand la misère tourne sa situation en moment de plaisir!

Derrière chez nous, c’est la misère, la pauvreté et la limite du bidonville. C’est vraiment triste. Réalité difficile à regarder, pénible à digérer.

Je regardais à un moment donné, six enfants très jeunes en bas de 8 ans, dénudés, en t-shirt seulement. Des enfants, qui ne connaissent rien d’autre que ce milieu dans lequel ils grandissent.

La mère était devant eux, souriante et lavait des vêtements à la main. Elle était rendue au moment de les essorer vêtements lorsque je me suis approché de la fenêtre.

Elle lançait, à tour de rôle, un morceau de vêtement à un enfant qui à son tour l’essorait de toutes ses forces, comme seuls les enfants peuvent faire. Et à tour de rôle, chaque enfant lançait son vêtement vers la mère qui à son tour le renvoyait à un autre.

Elle a transformé une tâche difficile, exigeante, plate à mort, en situation de plaisir avec ses enfants.

J’ai eu les larmes aux yeux. Elle a compris quelque chose que je n’ai pas encore compris.

Haïti chérie, tu caches le meilleur et le pire.

Jour 26 – l’intensité se fait sentir

Les petites péripéties du jour à Pétionville et Juvenat.

Viande à chien et sirop de poteau clair que c’est intense les manifestations des dernières heures.

On était au bureau et ensuite, avec mon collègue, on décide d’aller se chercher une petite bouffe. Sitôt rentré, j’ai eu le temps de commander, prendre mon plat et quitter. Les manifestations avaient débutées et étaient en train de monter vers Pétionville. Pour vous mettre en contexte, Port-au-Prince est divisé en plusieurs quartiers et les quartiers pauvres et démunis se trouvent près du port, en basse-ville et vers la montagne c’est Delmas et Pétionville et Juvenat juste à côté.

On devait quitter au PC (au pas d’course) ou pour d’autres personnes (au plus criss). On revient au bureau super rapidement, j’enfile mon portable dans mon sac, programme d’étude, pis toute pis toute et je m’enligne vers le char. Nous sommes à environ 6 KM de l’appartement. Normalement, 10-12 minutes et c’est réglé. Là, ça nous a prit une heure.

Il y avait des roches dans le milieu de la route, des sacs en osiers éventrés, des vidanges mais des VIDANGES qui fessait une espèce de barricades et empêchait les gens de passer en voiture. Les mots-taxi sillonnaient entre les roches, les débris et les gens qui protestaient contre le gouvernement.

Et moi, je retenais mon souffle. J’étais paniqué, angoissé, terrfié. On a monté nos fenêtres et barré nos portes. La musique a fait place aux nouvelles de la radio. Quelles sont les routes bloquées? Par ou allons-nous passer? Les endroits sécuritaires, le sont-ils encore? Une dizaine de questions me passent par la tête.

Je regardais à droite et à gauche dans l’espoir de me retrouver dans tout ce grabuge.

Nous sommes passé par de très petites routes, en roches brisés, nid d’autruches, nid de dinosaure à mon sens, mais paraît-il ici, c’est pas si pire que ça.

Ha ok! Ouain.

Bref. Une autre belle journée sous les tropiques!

Une coquerelle

Le jour ou j’ai rencontré une coquerelle

Je voulais la tuer mais elle courrait tellement pour sauver sa vie. J’ai réalisé que si la vie était aussi importante pour une coquerelle, nous les humains on devrait aussi prendre le temps d’apprécier notre vie. Donc, comme la vie, j’ai pogné la coquerelle dans le détour et je l’ai écrasé avec mes crocs.

Elle n’est pas morte. Des crocs, ça ne tue rien, ce n’est pas une arme.

Elle a craqué. Mais, elle a survécu et est partie rejoindre ses copines.

J’ai lavé mes crocs, Mom, promis.

Je sais. C’est dégeulasse.

Kay Chefs Delmas 65

Mon expérience de rêve dans un petit café, sandwicherie, name it : le Kay chefs sur l’autoroute de Delmas.

Dès l’arrivée dans le petit restaurant d’environ 20 places, la serveuse vient nous accueillir et nous présente le chef caché derrière un grand demi-mur reliant la salle à manger à la cuisine. Tout le monde est heureux avec un immense sourire. Ils sont prêts à nous faire passer un agréable moment. La serveuse nous parle du restaurant: c’est la semaine du burger et durant cette semaine, il y a un concours à travers Port-au-Prince pour savoir à quel endroit on mange le meilleur burger. Non mais ce n’est pas aujourd’hui que je vais porter mon T-Shirt végétarien là!

Let’s go la boulette grasse avec le chorizo, le pikliz (condiment populaire en Haïti, mix de chou, carottes rappés avec des piments forts dans un vinaigre et c’est macéré, c’est ULTRA bon) pis du fromage emmental et d’autres ingrédients que je ne connaissais pas mais bon. C’était bon là…c’était incroyablement bon. J’aurais eu besoin d’une moppe pour ramasser toute la salive qui me coulait de la bouche. #PetiteBouche #GrosBurger

Comme je l’ai déjà dit, bornToBeWild… Awaille Pimparé, mange!

La suite c’est censuré, ce n’est pas à lire, sauf si tu es aussi wild que nous.

::: Sitôt mangé, sitôt sorti. Misère de misère. J’ai encore besoin de quelques jours d’adaptation pour que mes gentils boyaux veuillent bien retenir le précieux. :::