Le Delta du Mekong: La fausse aubaine

Le Delta du Mékong est magnifique. Sur une journée de onze heures, nous y avons passé 15 minutes.

Le Delta du Mékong est tout simplement magnifique. Situé au sud de Ho-Chi-Minh, c’est un incontournable pour la majorité des touristes qui passent dans la région. On a cru trouver l’aubaine du siècle avec un tour guidé d’une journée pour 250,000 dongs (environ 12.50$ CAD), mais on a appris une grande leçon: il faut toujours se méfier des aubaines.

Le tour commence à l’hostel, le même qui nous avait vendu la journée aux tunnels Cu-Chi et qui nous avait déçu par la qualité du guide et par le trop grand nombre de personnes dans le tour. La propriétaire de l’hostel nous avait assuré, la main sur le coeur, que le tour de Mékong serait beaucoup mieux. Mais nous avons su plus tard que cette femme était profondément malhonnête.

Après environ deux heures d’autobus, nous faisons notre premier arrêt: Une pagode, un temple bouddhiste. Nous sommes au Vietnam depuis trois semaines, nous en avons déjà vu une bonne dizaines. Par contre, l’arrêt pipi est le bienvenu et nous devons admettre que c’est une super belle place. Des beaux jardins, des statues impressionnantes. C’est correct d’être arrêté ici, mais on a hâte de poursuivre notre route: On est venus pour le delta du Mékong.

Quinze minutes plus tard, deuxième arrêt: Une démonstration des bienfaits du bambou. Sur papier, ça sonne exotique et intéressant, mais c’est en réalité une énorme boutique où tout est trop cher. En débarquant de l’autobus, on nous assigne un numéro pour qu’ils puissent associer un achat potentiel au bon guide touristique. Tout est une affaire de redevances. Vous nous amenez des clients et on vous donne une part des profits. Notre groupe est amené dans une salle fermée où une employée nous fait une démonstration de quinze minutes sur les différents produits: des brosses à dents en bambou, des sous-vêtements en bambou, des serviettes en bambou… C’est digne d’une info-pub à la télévision. Mais comme on n’a pas payé cher notre tour, on prend notre mal en patience et on se dit que le Mékong nous attend. Après la démonstration, un seul couloir nous fait faire le tour du magasin avant atteindre la sortie. Personne dans le groupe n’est intéressé par ces cochonneries: On est venus pour le delta du Mékong.

Quinze autres minutes plus tard, on arrive enfin au Mékong. Un immense fleuve large de deux kilomètres, très pollué et plein de bateaux. Le guide nous abandonne dix minutes dans une boutique souvenir, le temps d’organiser notre traversée du Mékong. Ensuite, nous embarquons dans un des bateaux. Après s’être fait rentrés dedans par un autre bateau qui a détruit une poutre sans que personne ne semble s’en formaliser, nous avons entrepris notre traversée. Le delta se trouve de l’autre côté du fleuve.

Enfin traversés, nous sommes officiellement arrivés au delta du Mékong. Mais plutôt que de naviguer dans les canaux, le guide nous amène dans une immense terrasse. Il nous montre une ruche, et nous amène dans une dégustation de thé au miel. Il n’y a rien de vraiment exotique dans le miel, donc on ne comprend pas trop l’intérêt de cette dégustation… jusqu’à ce qu’une dame fasse le tour des tables pour nous vendre ses produits au miel. Ok, on commence à comprendre dans quel genre de tour on s’est embarqué.

En sortant de la dégustation de miel, nous passons évidemment à travers des boutiques souvenir pour nous rendre au prochain arrêt: une dégustation de fruits tropicaux. Au menu: de la papaye, du melon d’eau, des fruits de la passion… Est-ce qu’on est venu pour le delta du Mékong? Ça ne ressemble pas du tout aux photos de la brochure.

On arrive finalement à un petit quai sur le bord d’une étroit petit cours d’eau. Enfin, c’est le delta du Mékong! C’est un peu moins paradisiaque que prévu. Il y a beaucoup de bateaux et disons qu’on est loin de s’imaginer être seuls au monde. Le delta est longé par une route située juste derrière les palmiers, et on entend très bien les scooters passer à grande vitesse. Mais rien de tout ça ne peut gâcher ce moment. Nous sommes sur une petite barque et nous nous baladons sur un petit cours d’eau entouré de grandes fougères et de palmiers. L’eau est brune et c’est magnifique!

Le tour de bateau est le clou de la journée, la raison pourquoi nous avons acheté ce tour. Malheureusement, il ne dure que quinze minutes. L’exploration du Mékong n’est en fait qu’un transport jusqu’à la fabrique de bonbons que nous allons visiter et où nous serons bien sûr sollicités pour en acheter.

Après le dîner, nous avons passé l’après-midi dans une aire de repos. Il y avait des crocodiles maltraités par des touristes et des hamacs pour passer le temps. C’était un endroit plutôt calme et agréable, mais ce n’était pas vraiment pour cela qu’on s’était payé un tour guidé.

Le delta du Mékong est un endroit super beau, mais on s’est carrément fait avoir avec ce tour guidé. Le pire, c’est qu’on a magasiné les tours après notre journée pour comparer et tout avait l’air pareil. On vous conseille de bien vous informer avant de réserver. Ce qui semble intéressant sur la brochure n’est pas nécessairement ce qui vous attend au Mékong!

Les tunnels Cu-chi

Imaginez, à la place de ce touriste, un soldat vietnamien armé d’une mitraillette. Il tire et retourne se cacher. Une fois la porte fermée, il est impossible de voir qu’il y a un trou à cette endroit.

Vous avez sans doute déjà regardé un film se déroulant durant la guerre du Vietnam. Vous savez que les Américains qui s’aventuraient dans la jungle tombaient régulièrement dans des pièges et se faisaient tirer dessus sans jamais voir l’ennemi. En fait, le Vietnam du Nord avait développé un réseau sous-terrain de plus de 250 km. Certains de ces tunnels sont encore préservés aujourd’hui, et nous sommes allés les visiter.

À partir de Ho-Chi-Minh, il faut compter environ deux heures d’autobus pour se rendre aux tunnels Cu-Chi. Nous avons pris un tour guidé avec notre hostel pour 250,000 dongs chacun (environ 12.50$ CAD), mais d’autres personnes dans le même tour avaient payé 200,000 dongs. Si vous y allez par vos propres moyens, l’entrée coûte 110,000 dongs.

Départ de l’hostel vers 8h00. Le temps d’aller chercher d’autres touristes et de se rendre à l’autobus, nous sommes arrivés sur le site vers 11h00. Entre-temps nous étions arrêtés une vingtaine de minutes dans une boutique souvenir.

La visite commence par un vidéo d’une qualité horrible et d’un ennui mortel. Elle vise à nous mettre en contexte historique et dure environ 30 minutes.

Ensuite, nous marchons un peu sur le site et découvrons les principaux pièges qui ne laissaient aucune chance aux soldats ennemis. La grosse roche est en réalité une bouche d’aération.

À la moitié de la visite, nous arrivons dans un champ de tir où les gens peuvent acheter des munitions et tirer. Par contre, il est situé juste à côté de l’aire de «repos», où il y a possibilité d’acheter un lunch et de manger sur des tables avec des bruits de fusil comme trame de fond. Intéressant, mais pas agréable pour ceux qui ne tirent pas.

Le champ de tir est situé à proximité de la halte «repos».

Ensuite, le guide nous montre un procédé pour faire du riz, la fabrication de sandales équipées de pics et une dégustation de nourriture que les soldats mangeaient dans les tunnels.

Nourriture des soldats dans les tunnels. C’est un petit bâtonnet blanc qui goûte un mélange de patate et de maïs.

Le clou de la visite: la possibilité d’entrer dans ces tunnels et de ramper jusqu’à 100 mètres dedans. Drew-le-claustrophobe n’a pas voulu essayer. Karl a fait 40 mètres. Les tunnels sont sombres et très étroits. Au début, on peut marcher penché. Ensuite, il faut se mettre à quatre pattes. Puis, les tunnels se rétrécissent encore et il faut ramper. C’est là que Karl est sorti. On étouffe là-dedans et c’est difficile d’imaginer des soldats vivant dans ces sous-terrains plusieurs semaines.

La baie d’Halong… pas ce qu’on s’attendait!

Les photos que nous avions vu d’Halong Bay étaient magnifiques et c’était la partie que nous avions le plus hâte de voir de tout notre voyage. Nous pensions même rester dans la région quelques semaines, notamment sur l’île paradisiaque de Cat Ba, question de profiter au maximum de nos ambitions de slow travel. Voyez un peu ce qu’on s’attendait à voir.

Nos attentes (photo tirée d’Internet)

Mais après Hanoï et Sapa, nous avions quelques appréhensions. Nous redoutions de trouver un endroit pollué comme Hanoï ou ultra touristique (et pollué) comme Sapa. Après une dizaine de jours à respirer du gaz, on s’était dit qu’on allait donner une dernière chance au Vietnam : si on aime la baie d’Halong, on s’installe là pour trois semaines; sinon on quitte pour un pays moins pollué.

Nous avions réservé trois nuits pour commencer. Le premier matin, on est allés se promener jusqu’à la plage pour établir l’état des lieux. Ça ne nous a pas pris beaucoup de temps ni d’analyse scientifique complexe pour comprendre la situation. Jugez par vous-même.

La réalité: le nuage de smog gâche la beauté des paysages et efface les couleurs.

Sur la photo, ça peut avoir l’air d’être du brouillard. Mais si on avait pu prendre une photo de l’odeur, vous ne vous poseriez pas la question. Mal de tête, mal au coeur… Aucun doute possible, c’est bien du smog. On a quand même pris le temps de prendre une bière sur la plage (déserte).

Drew qui savoure sa bière.

On avait la possibilité d’acheter une croisière d’une journée dans la baie pour environ 45$ chacun. Ça semblait super intéressant. Mais tant qu’à dépenser pour voir des paysages gris et amplifier nos problèmes de respiration, on s’est dit qu’on allait passer au plan B. Surtout que le site AirVisual prédisait un niveau de pollution très élevé pour le reste de la semaine.

Karl est extrêmement déçu, car il avait tellement hâte de voir la baie d’Halong!

En rentrant à l’hôtel, on s’est mis à l’ouvrage pour regarder nos options. On a finalement trouvé un deal sur un billet d’avion multi-destination: départ de Hanoï, escale de 3 jours à Ho-Chi-Minh, puis Phuket comme destination finale. Comme l’hôtel était infesté de fourmis, on a décidé de partir dès le lendemain et d’annuler notre dernière nuit (sans remboursement). Bye bye Baie d’Halong! 

Les fourmis étaient surtout présente dans la salle de bain, mais aussi dans la chambre.

Comme dernier souper, on s’est promené autour de l’hôtel. Il n’y avait pas grand chose d’ouvert, donc on s’est retrouvé dans un restaurant local avec un menu en vietnamien seulement. L’employée ne nous a pas laissé le temps de regarder le menu, elle restait à côté de nous en nous répétant «Chicken, beef, vegetables». Ça nous a un peu agressé, même si on a compris que c’était ça les trois seuls choix du menu. On nous a servi un rit frit avec un peu de poulet, qui n’était pas très bon.

L’hôtel est un édifice bâti en hauteur, avec une seule chambre par étage. À côté, il y a un immense immeuble en construction dès 6h le matin.

En conclusion, la baie d’Halong a le potentiel pour être un paradis terrestre. Un couple de belges que nous avons croisé plus tard a vécu un séjour de rêve une semaine avant nous. Nous avons simplement été malchanceux.

Il y a plusieurs attractions touristiques à Halong, comme un parc d’attraction et un gros téléphérique, mais tout était fermé lors de notre passage.

Fansipan (le téléphérique)

Fansipan est la plus haute montagne du Vietnam et culmine à 3143 mètres d’altitude. Depuis 2016, un téléphérique a été construit et permet à tout le monde d’accéder au sommet. C’est devenu l’attraction touristique principale de Sa Pa.

Le téléphérique coûte 750 000 dôngs 45$ CA en date de novembre 2019. Ce ticket, vous donne droit à 3 services de transport aller-retour. Le premier est le train de la Station Sapa le prestigieux hôtel MGallery vers la station de téléphérique de Fansipan. Il s’agit du plus long train en montagne du Vietnam à ce jour, soit 2 km. La vue qu’offre la balade en train, très courte mais ô combien magnifique. Les paysages sont à couper le souffle. Le deuxième, le téléphérique en soi et finalement, le dernier, le petit train qui vous amène vers le sommet de la montagne, à 3 000 mètres d’altitude. 

La billetterie

Nous sommes allés un samedi matin tôt. Pour acheter les billets, il y avait une file d’attente d’environ une heure alors qu’une dizaine de personnes se trouvaient devant nous. Ce n’était pas très efficace et ça aurait dû nous alerter sur le reste de la visite. 

Le petit train entre la gare centrale de Sapa et la station de téléphérique était bondé!
Le petit train qui survole la vallée de Sapa

En sortant du train, il faut faire une bonne marche dans la vallée de Muong Hoa et à l’entrée du téléphérique qui nous fait passer à travers des marchands, des stands et des tours de cheval. C’est comme une espèce de DisneyLand assez désagréable. Notre opinion est partagée entre le besoin de s’américaniser et le respect de la culture.  

Ce couloir nous amène directement à des kiosques de souvenirs.
Ce site aurait pu être transformé en havre de paix où l’on peut admirer les magnifiques vallées.

Une fois passé ce petit chemin, nous devons nous rendre au téléphérique à travers des couloirs qui étaient remplis de monde lors de notre visite. Il n’y a pas de file d’attente structurée, seulement une foule de gens qui se bousculent jusqu’à la station. Ça nous a fait une autre heure d’attente assez frustrante, puisque beaucoup de touristes asiatiques profitaient du manque d’organisation pour dépasser tout le monde. 

Il y avait quatre paliers d’escaliers comme celui-ci. Ils étaient tous bondés de gens prêts à tout pour avancer plus vite que les autres.

Arrivés au téléphérique, les cabines peuvent contenir entre 30 et 35 personnes et le roulement est de 2 000 personnes à l’heure. La durée du trajet est de 15 minutes et nous offre une vue imprenable sur les villages, la vallée et les montagnes Hoang Lien Son. Nous apercevons également une forêt de bambou qui rend le décor incroyable.   

Une fois dans le téléphérique, la vue est tout simplement magnifique. Nous oublions instantanément tous les soucis qu’on a eus pour s’y rendre.

Au bout du téléphérique se trouve un petit train qui peut nous amener vers le sommet. Encore là, une foule désordonnée où tout le monde joue du coude pour monter dans le train. L’ascension du mont Fansipan n’est pas recommandée pour les gens asthmatiques ayant des problèmes cardiovasculaires. L’altitude est de 3 143 mètres et une forte humidité vient écraser l’amplitude respiratoire et privé l’air d’oxygène. S’il y a une forte couverture nuageuse comme c’était le cas durant notre visite, la vue se résume à un épais brouillard.

En haut du téléphérique, il y a un temple fortifié
La pluie n’a pas ralenti les touristes.

En conclusion, Fansipan est un incontournable de Sapa. Nous recommandons de bien choisir votre journée pour avoir une meilleure vue possible, d’éviter les samedis achalandés et de ne pas y aller avant midi pour ne pas vous retrouver dans la foule du matin. 

La pluie et les nuages ont gâché la vue, mais pas nos sourires!

La citadelle impériale

La citadelle en tant que telle. Il est possible de la visiter, mais il n’y a rien à l’intérieur.
  • Prix : 30 000 VND par personne (environ 1,69$ CAD)
  • Ouvert de 8 h 00 à 17 h 00
  • Fermé le lundi
  • Situé à environ 30 minutes de marche du centre historique de Hanoï et à deux pas du musée d’histoire militaire
  • Environ une heure sur le site
De la citadelle, on a une vue sur les jardins.

Pourquoi y aller

  • Entrer dans la citadelle
  • Se promener sur le site
  • Souterrains de guerre
  • Bunkers
Un bâtiment annexé à la citadelle et qui semble un peu abandonné. Dans le sous-sol de ce bâtiment, on a pu visiter un bunker utilisé durant les années 60 durant la guerre du Vietnam.

Faits saillants

Située à deux pas du musée militaire, la citadelle impériale compte 1000 ans d’histoire. Dans les années 60, elle a aussi servi de quartier général pour le Vietnam du Nord. Elle comporte des bunkers et des souterrains blindés qui mettaient les principaux dirigeants à l’abri des bombardements.

Honnêtement, ce n’est pas le coup de coeur de notre voyage à Hanoï. La citadelle est quelconque et on fait le tour en 4-5 minutes. Nous avons vu les souterrains et bunkers, mais les explications historiques sont assez rares. Bref, nous avons été un peu déçu, mais elle mérite tout de même un détour après la viste du musée militaire, surtout avec un prix inférieur à 2$.

Bunker sous-terrain.

L’amour haine avec Sa Pa dans le coin de Lao Caï, Vietnam du Nord.

En regardant les photos, en lisant sur l’internet et en discutant avec des gens qui sont allés à Sa Pa, notre idée était claire : ce sera une excursion grandiose et magnifique.

Eh bien, nous avions raison.. Sauf que…

On y va avec le meilleur et le pire car ce sont deux contrastes qui nous a amené plusieurs réflexions.

Ce qu’on a beaucoup apprécié c’est la gentillesse de l’hôte à l’hôtel , madame Moon, super serviable. Notre chambre était grande avec une belle vue par contre, pas vraiment de HouseKeeping, un lit atrocement inconfortable et des accessoires de douche absent. Genre on devait demander du papier de toilette à la réception. On aurait pu laisser notre clef à la réception pour le housekeeping, mais il y a des endroits, vous allez être d’accord, qu’on préfère s’organiser nous-mêmes.

Le téléphérique qui nous a amené à la plus haute montagne du Vietnam : Fansipan. 750 000 Dong chaque pour environ 42,50 $ CA. Pour aller à un genre de DisneyLand. C’est drôle, c’est un des attraits les plus importants du Vietnam et nous n’avons pas aimé ça. Trop commercial, trop fake, à force de vouloir trop modifier ce que Dame Nature nous a offert, on finit par détruire son héritage.

Le village de Cat Cat, un endroit super touristique dans lequel on a l’impression de venir souiller leurs traditions. Y’a du monde à pu savoir quoi faire, tout le monde en profite pour soutirer l’argent des touristes. Parfois, de façon très créative en envoyant des enfants à la quête. Des p’tits loup d’à peine 3-4 ans qui demandent de l’argent et qui vendent des babioles. On a compris que si on achète, on encourage un commerce vraiment loin de l’éthique. Et si on l’ignore, ils se feront réprimer. Nous avons vécu un solide dilemme lorsqu’on les as vus. En entrant dans le village, un panneau nous invite à les ignorer pour les inciter à aller à l’école. Pour visiter le village, nous devions payer 70 000 Dôngs, donc environs 4 $ CA. Le prix en vaut totalement la peine, car c’est magnifique.

En général, nous avons très bien mangé à Sa Pa. Par contre, nous avons eu un petit peu les gargouilles après un smootie douteux.

C’est un endroit très nuageux, pluvieux et humide. On a l’impression qu’il fait 12 degrés et 30 degrés en même temps : weird.

Vous savez au Mont Tremblant, à quel point dans les dernières années, c’est devenu un genre de village de commerces, de boutiques, de restaurants.. ben c’est exactement ça que Sa Pa devient et dans 5 ans la ville aura perdu tout ce qui lui reste de son âme.

Vous savez quand on arrive à un endroit, la vibe est super importante. À Hanoï, on avait une belle vibe, un mélange de moderne et de traditionnel qui s’harmonisaient ensemble. À Sa Pa, le problème, c’est que la modernité, la construction, le TropVouloir s’américaniser se fait au détriment de la population locale, de son histoire et ses coutumes.

Le village de Sa Pa en soi est vraiment cute mais encore une fois, surchargé de touriste, de vendeurs ambulants qui essaient de faire la piastre. Sérieux, ça gosse. #YoLo

Le transport de Hanoï vers Sa Pa, MAMAMIA!

Des bus, semi-sleeper, genre… ça brasse, ça donne mal au cœur car les amortisseurs sont probablement brisés depuis Mathusalem. Il pleut à l’intérieur du bus, la position est vraiment inintéressante et c’est comme un lit à deux étages mais en moins le fun. Le cou légèrement dans les airs, parfait pour se faire un torticolis. La course était de 12$ US mais sérieux c’était le pire 8 heures de route EVER.

Nous avons dû arrêter 7-8 fois, des 20 minutes de temps et tout le monde parlaient forts et geulaient. On comprenait rien et personne pour nous expliquer. EN sortant du bus, une très gentille dame nous a indiqué l’endroit ou attendre car une navette venait nous chercher pour nous amener à notre l’hôtel.

Pour repartir de Sa Pa, nous avons prit un mini-bus à 25$ CA chaque et qu’on se le dise, y’a genre 12 personnes dedans et ça, c’est super. ♥️

7 jours à Hanoï, notre compte-rendu!

Notre première semaine est déjà complétée à Hanoï, nous quittons vers Sa Pa, dans le nord du Vietnam pour admirer les rizières, les peuples autochtones et les montagnes! On s’est dit qu’on allait faire un top 15, qui n’arrête pas de s’allonger, des trucs qu’on a beaucoup aimé de cette semaine inoubliable mais également l’envers de la médaille, ce qu’on a le moins apprécié.

1) Le café Nola, à côté de notre hôtel pour la terrasse sur le toit, la gentillesse du service et la bouffe absolument délicieuse et rafraîchissante. Ils font également un smootie bananes et fruits de la passion. #solidementBon en revanche le EggCoffee est solidement délicieux, de retour au québec on va s’en faire…!
2) Le musée militaire et les moyens de transports fascinants du temps de la guerre du Vietnam. 40 000 VND par personne. (2$)
3) Le lac Ho Hoan Kiem pour son effervescence et sont côté très zen dans une ville qui grouille d’activité. Gratuit.
4) Le Den Ngoc Son, la petite île au centre du lac Ho Hoan Kiem. L’endroit ou nous avons vu la tortue géante et ou on aurait pu faire du yoga en toute quiétude. 30 000 VND (1.5$) par personne. Visiblement, il n’y a que les touristes qui paie pour entrée. Pour les locaux, c’est gratiiiis!!
5) La streetfood, les petits marchands dans les rues qui offrent des délices. Nous avons essayer plusieurs types de mets à travers la semaine : Banh mi (une baguette de pain avec différentes viandes et condiments marinés sucré) du Pho, une soupe repas qui se mange à toute heure du jour ou de la nuit. Des rouleaux printemps et des rouleaux impériaux à en pu finir! Le goût est très différent de ce qu’on mange ‘’bouffe vietnamienne’’ au Québec. Dans le sens qu’ici, les mets sont sobres sans sucre ou sel ajouté pour rien. On a l’impression parfois que c’est plus fade mais au fond, c’est le goût original et pur du plat typiquement vietnamien. Au début, je cherchais le sel et la pâte de piment et au final, je comprends mieux l’essence du mets qui m’est proposé et je l’apprécie d’avantage. Karl a également apprécié la bouffe de rue, mais clairement moins que moi. Le prix d’un sandwich banh mi est environ 30 000 VND (1,5$) et le repas complet ; riz, soupe Pho, ragoût de bœuf, rouleaux impériaux 270 000 VND pour 2 (15$). Une Pho repas toute seule, 40 000 VND (2$).
6) Le spectacle de marionnette aquatique est juste trop impressionnant. On ne comprends rien de ce qui se dit et la musique arrive tout droit d’un autre monde mais c’était beau et on voyait le travail de chaque artiste. 80 000 VND (4,25$) par personne.
7) La rencontre de notre nouvelle amie Thu Nga. Nous avons passé un très beau dimanche soir en sa compagnie. Nous l’avons rencontré dès notre sortie de l’aéroport. Vraiment une personne super agréable!
8) La citadelle d’Hanoï, la cité impériale mon dieu que c’était impressionnant! Les adolescents viennent prendre les photos de graduation, fin des classes, photos scolaires dans des endroits comme ça. C’est une belle façon d’être fier de sa culture!
9) Le déjeuner de l’hôtel est tout simplement divin. Au Québec, nous aurions facilement payé 20$ chaque personne pour ce buffet-brunch. Le prix de la chambre était de 47 000 VND (27$) la nuit. C’est tellement une sensation agréable de rentrer dans son argent…! Sirop.
10) La très grande gentillesse des vietnamiens. Toujours souriants, accueillants et disponibles. Il me vient un exemple concret ; au café Nola, nous étions en train de manger quand deux jeunes hommes (ils étaient derrière nous) ont retourné le ventilateur qu’ils utilisaient vers nous. La sécurité est vraiment au cœur de leur priorité, c’est juste super! Nous n’avons jamais eu peur durant notre séjour.
11) Le calme des rues le dimanche matin. Les activités prévues pour les enfants est vraiment Les cours parascolaires des enfants et leur façon de nous aborder pour pratiquer leur anglais.
12) Le musée de la prison Ho (la maison centrale) un incontournable, litéralement!
13) Un autre moment coup de cœur, c’est lorsque nous sommes allés travailler sur le siteweb et la page facebook au lac Hoan Kiem. C’était en milieu de semaine, le calme et l’ambiance détendu des gens étaient incroyablement apaisant.
14) Le temple de la littérature et le parc des artisans, les deux moments qui n’étaient pas prévus mais au combien intéressant et captivant.
15) Finalement, Grab. C’est le même service qu’Uber offre en 10 fois moins cher. Genre une ride de GrabCar coûte environ 2 $ CAD pour … 10 km. Une vraie joke.

Ce qui est le moins intéressant à Hanoï.

1) La pollution, c’est vraiment un méchant problème. Nous avions mal à la tête vraiment très souvent. Donc, les déplacements étaient plus courts qu’on l’aurait voulu. On était stratégique lors de nos sorties, très tôt le matin, une pause à l’hôtel vers 11 h et ensuite ressortir vers 14 h pour dîner et finalement vers 19 h pour souper. Bizarrement, le soir, c’est la que la pollution semblait le moins nous incommoder. C’est certain que toute la ville se transforme en espace piéton pour rassembler enfant et citoyen dans les rues pour manger ensemble. Pour vous donner une idée de l’indice de pollution de l’air, Hanoï cote à 159, Pékin 132, Montréal 58 et Paris 25. Donc, mal à tête, légère nausée, congestion et la sensation d’avoir un petit rhume constamment. Je comprends tellement pourquoi tout le monde porte des masques.
2) Tout est très petit. Les vêtements, les souliers, les assises! Il faut s’adapter donc on a décidé de perde 50 lbs chacun pour pouvoir avoir la même shape qu’eux. #ouPas
3) Marcher dans les rues. La circulation est difficile; un mélange de constante construction, de scooter, de voiture privée, de piéton et on s’inclut en disant que les touristes ont l’air perdu tout le temps, ce qui peut occasionner des confusions pour les locaux. Pour eux, c’est super normal le chaos organisé, pour nous, vraiment difficile car les mouvements nous arrive de partout. Il faut resté constamment alerte et ça n’a rien à voir avec la sécurité.
4) Les vendeurs ambulants, vélo-taxis, restaurant avec pignon sur rue peuvent être très insistants. Comme, vraiment, beaucoup, intense. Dans les guides touristiques, ils nous disent que ça peut arriver et qu’on doit garder notre calme. Donc, j’ai arrêté de leur dire non merci et Karl avec sa patience légendaire à pris le relais. tsé quand tu es sur le bord de pogner les nerfs, tu laisses le meilleur des deux gérer la situation.
5) Les foules! S’il y a quelque chose dans la vie qu’on déteste tous les deux, c’est bien les foules. Même si celles-ci sont sécuritaires, festives, scolaires ou sportives, elles restent impressionnantes et difficiles à contourner. L’hôtel est au cœur du vieux-quartier, fallait s’y attendre. Malgré tout, le dynamisme de cette ville reste unique.

Prison Hoa Lo (Maison Centrale)

Découvrez comment les envahisseurs français ont torturé et maltraité les résistants vietnamiens

La prison était nommée «Maison centrale» par les Français qui y commettaient des crimes atroces envers les révolutionnaires vietnamiens.
  • Coût: 30 000 VND (1.69$ CAD) pour l’entrée et 50 000 VND (2.82$ CAD) pour l’audioguide (très recommandé)
  • Ouvert tous les jours de 8:00 à 17:00
  • Situé à 5 minutes de marche du lac Ho Hoan Kiem
  • Durée d’environ 1:30
  • http://hoalo.vn/EN/
La porte du cachot, où les prisonniers étaient enchaînés les pieds légèrement vers le haut pour empêcher la circulation du sang au cerveau.

Pourquoi y aller

  • Coup de coeur de Drew et Karl en voyage
  • Se confronter à des facettes sombres et méconnues de l’Histoire
  • Voir les lieux tels qu’ils étaient pour mieux comprendre
  • Témoignages d’anciens prisonniers grâce à l’audioguide
  • Explications très détaillées
  • Tout est disponible en français
Bouche d’égout par lequel quelques prisonniers ont pu s’échapper

Faits saillants

Nous sommes tous les deux d’accord sur le fait que c’est LA visite coup de coeur à Hanoï. Nous avons été surpris et choqués de voir que jusqu’en 1954, soit après la deuxième guerre mondiale et tous les crimes commis par les Nazis, la France continuait d’occuper le territoire du Vietnam en torturant et en détenant dans des conditions similaires aux camps de concentration des milliers de vietnamiens qui se battaient pour leur indépendance.

Les prisonniers étaient entassés dans une petite cellule avec le pied enchaîné.

Nourriture avariée, prisonniers nus par manque d’uniforme, enchaînés, torturés et exécutés… hommes, femmes et enfants y ont tous passés sans distinction. Les statues ont l’air tellement réelles, que nous avons sursauté à plusieurs reprises en les voyant. Le cachot nous a donné la chaire de poule. Les témoignages poignants nous ont arraché quelques larmes. Bref, nous ne nous attendions pas à une visite de cette envergure en nous levant ce matin. Et tout ça en français grâce à l’audioguide.

Le manque de nourriture et d’hygiène favorisait les maladies
Les enfants étaient aussi détenus dans des conditions misérables
Guillotine utilisée pour exécuter les prisonniers jusque dans les années 50.
Les Français exposaient la tête des prisonnières pour en faire des exemples. Cette photo n’a pas été prise au Moyen-Âge, mais bien en 1906.
Après une visite aussi macabre, nous sommes allés manger des churros pour nous remonter le moral
La porte principale

Lotus Water Puppet Theater

Un incontournable spectacle de marionnettes à Hanoï

La scène où se déroule le spectacle de marionnettes est incroyablement bien réussie.
  • Coût: 100 000 VND par personne (environ 5,63$ CAD)
  • Tous les jours 16:00, 17:15 et 18:30 sauf vendredi et dimanche 17:15 et 18:30 seulement
  • Situé à proximité du lac Ho Hoan Kiem au centre du vieux quartier
  • Durée de 50 minutes
  • http://bongsenwaterpuppet.com/

Pourquoi y aller

  • Bien que certains pourraient s’ennuyer, il s’agit d’un incontournable dans la découverte de la culture vietnamienne
  • Décors fabuleux
  • Jeu de marionnettes impeccable
  • Musique, chants et costumes traditionnels
  • Scène des canards avec les comédiens
  • Sièges attribués
Les dragons qui crachent le feu

Faits saillants

Soyons honnêtes, ce n’est pas tout le monde qui pourra apprécier ce spectacle durant la totalité des 50 minutes. Il faut mentionner que bien que ce soit 100% en vietnamien, la salle bondée est constituée principalement de touristes qui ne comprennent rien à ce qui se dit. Cependant, ouvrez votre esprit aux mystères cachés derrière les légendes. On sent les émotions transmises par les marionnettes et on se laisse emporter par les chants. Tout est fabriqué à la main et ce sont majoritairement des femmes qui dirigent les marionnettes. Mis à part l’intervention de deux comédiens durant une scène en particulier, le spectacle est un peu redondant mais mérite qu’on y investisse 5$ ainsi que 50 minutes de son temps pour s’ouvrir à la culture du pays qu’on veut découvrir.

Les cygnes se font la cour au rythme de la musique traditionnelle
Un comédien avec ses canards

Musée d’histoire militaire du Vietnam

L’histoire derrière la guerre du Vietnam et exposition d’avions, hélicoptères, chars d’assaut et autres armes impressionnantes!

Char d’assaut
Hanoï Flag Tower : On peut grimper jusqu’à la base de la tour, mais on ne peut pas monter en haut.
  • Coût: 40 000 VND par personne (environ 2,25$ CAD)
  • Ouvert de 8 h 00 à 11 h 30 et de 13 h 00 à 16 h 30
  • Fermé les lundis et vendredis
  • Situé à environ 30 minutes de marche du centre historique de Hanoï
  • Environ deux heures pour tout visiter

Pourquoi y aller

  • En apprendre sur le contexte de la guerre au Vietnam
  • Section sur la place des femmes durant la guerre
  • Exposition impressionnante d’avions, hélicoptères, tanks et missiles américains, vietnamiens ou russes. Inclut les vestiges d’un avion américain s’étant écrasé.
  • Possibilité d’aller dans une forteresse (Hanoï Flag Tower)
  • Ce qu’il y a autour: Highlands Coffee Flag Tower, Heritage Coffee & Resture, Statut de Lenin, Citadelle Impériale Thang Long

Faits saillants

C’est intéressant de voir le point de vue vietnamien sur la question de la guerre contre les États-Unis. Ce qu’on retient de cette visite, c’est que les Viet Congs n’étaient pas les méchants que l’on veut bien nous faire croire en Amérique. En réalité, le Vietnam a été sous oppression française jusqu’en 1954. Par la suite, les États-Unis se sont opposés à l’indépendance du Vietnam communiste et ont déclenché la guerre. Ici, ils sont vus comme des envahisseurs qui occupaient le sud du Vietnam dans le but de prendre le contrôle du pays et l’empêcher d’être communiste. L’armée du Nord est vue comme les libérateurs du Sud face à l’occupation américaine.

Représentation des tunnels utilisés par les Viet Congs durant la guerre du Vietnam

La section sur les avions et hélicoptères est très intéressante. Les modèles sont nombreux et variés. Surtout, on peut voir des armes provenant des États-Unis, du Vietnam et de la Russie, démontrant sans l’ombre d’un doute que le Vietnam était véritablement un instrument de la guerre froide. On le savait déjà, mais de le voir en personne, c’est encore mieux!

Avion utilisée par le Vietnam du Nord durant la guerre. En arrière-plan à droite, une représentation d’un avion américain abattu.
Hélicoptère américain.

En arrivant au musée, il y a une première section droit devant. On a fait le tour en 3 minutes, et on a cru que la visite était déjà terminée. Il faut sortir du bâtiment et le contourner pour accéder au reste de la visite. Il y a alors d’autres bâtiments avec des galeries additionnelles, en plus des avions et de la forteresse. Malheureusement, on ne pouvait pas accéder au haut de la forteresse, mais nous avons pu monter quelques étages.

Une des bâtisses du musée. En arrivant sur le site, il faut passer par la droite de la première bâtisse pour accéder aux suivantes.

Les explications ne sont pas toujours disponibles en anglais, mais ils le sont la plupart du temps. Pour les explications en vietnamien, vous pouvez télécharger l’application Google Translate. Dans la section «Appareil Photo», vous pouvez pointer votre téléphone sur le panneau et l’application traduira le texte dans la langue de votre choix. Très pratique!

Une partie de l’exposition sur la place des femmes durant la guerre